- Le volume d’interventions des ambulances a continué à augmenter en 2024. Cette situation a un impact sur :
- Le fonctionnement de la Centrale 144 avec des pics de sollicitation répétés qui vont nécessiter un renforcement organisationnel à court terme
- Les niveaux d’interventions simultanées qui ont augmenté et pratiquement doublé en une année
- Les délais de réponses affichés dans le rapport de monitorage sont influencés par les moyens surnuméraires mis en place par les services de sauvetage. C’est le cas notamment à Monthey la journée et la nuit durant toute l’année, avec une ambulance équipée et conforme pour les interventions primaires, qui effectue des transferts pour l’hôpital de Rennaz, mais est régulièrement engagée pour effectuer des interventions primaires. Sans cette ambulance surnuméraire, les délais de réponses de la chronozone de Monthey seraient plus élevé de 3 minutes la journée et de 9 minutes la nuit. Avec la validation de la planification ambulancière, l’ambulance surnuméraire 24h/24 à Monthey est maintenue afin de maintenir des délais de réponses qui répondent aux critères qualités.
- Le délai de réponse de la chronozone de Sierre est à 28 minutes la nuit pour le 90% des interventions P1. La raison provient d’une augmentation de l’indisponibilité de la seule ambulance de nuit. Ainsi, environ 20% des interventions effectuées en plaine et sur le Haut-Plateau sont effectués par des services hors chronozones et ceci a pour conséquence un allongement du délai de réponse. L’ajout d’une deuxième ambulance la nuit à partir de fin 2025 permettra une amélioration des délais de réponses dès l’année 2026.
- Les délais de réponses pour les chronozones d’Entremont, de Gampel, de Grächen et de Fiesch, dépassent le critère qualité, mais découlent directement des longues distances à parcourir, mais pour des volumes plus faibles que les bases de plaines.
- Les délais de réponses dépassent le critère qualité de quelques minutes la journée et la nuit et il est possible de réduire ce délai de réponse en réduisant le délai de départ des services de sauvetage, à savoir le délai entre l’alarme effectuée par la Centrale 144 et le départ de l’équipage. Une réduction de 2 minutes du délai de départ la journée permettrait d’atteindre le critère qualité des 20 minutes pour le 90% des interventions. Dans la dernière planification ambulancière, l’OCVS demande un délai de départ de 2 minutes la journée et de 3 minutes la nuit.
- Une analyse globale doit être menée pour la prise en charge des patients victimes de traumatisme simple en haute saison touristique dans les stations de ski. L’OCVS va analyser la possibilité de mettre en place des véhicules alternatifs pour ces prises en charge.
- Les résultats des délais de réponse ne prennent pas en compte les moyens miliciens engagés, tels que les médecins SMUP (Service Mobile d’Urgence de Proximité), les first responders et les advanced first responders. Ceux-ci sont parfois les premiers sur place, mais comme l’heure d’arrivée est enregistrée par la Centrale d’appel d’urgence 144 que depuis 2024, ces données ne sont actuellement pas prises en considération.
- Afin d’améliorer l’efficience du dispositif ambulancier et comme cela est déjà réalisé dans d’autres cantons, l’OCVS a débuté dans le deuxième semestre 2025 la mise en œuvre d’un dispositif dynamique [1] .
La nouvelle planification ambulancière validée par le Conseil d’Etat le 15 octobre 2025 avec la reconnaissance de l’ambulance 24h/24 à Monthey, l’ajout d’une ambulance la journée à Sion et une ambulance la nuit à Sierre va permettre de réduire les délais de réponses. L’ambulance surnuméraire à Monthey est en place et maintenue. La troisième ambulance de jour à Sion est en place depuis août 2024 et la deuxième ambulance de nuit à Sierre a commencé à être mis en place fin 2025. Ainsi, les impacts de cette nouvelle planification seront pleinement mesurable dès le rapport de monitorage 2026 et les premiers effets dans celui de 2025.
[1] Dispositif dynamique : Déplacement stratégique d’ambulance de sa base vers d’autres emplacements afin d’anticiper des engagements dans une région qu’il faut renforcer, parce qu’elle n’a plus aucun moyen disponible à engager. Cette stratégie peut être ponctuelle et éphémère dans un moment de la journée ou de la nuit ou au contraire peut être durable dans le temps lors de situations particulières, comme par exemple la rupture d’un axe de communication terrestre.







